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mardi 13 décembre 2011
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Rainer Biemel - José Peirats
N° 38 - septembre 2010

Ill. Otto Nuckel Hommage à Rainer Biemel,
alias Jean Rounault (1910-1987)

- L’écriture comme fraternité agissante


- Pourquoi j’ai écrit « Mon ami Vassia », par Jean Rounault


- À propos de « Mon ami Vassia », par Pierre Monatte

- La deuxième mort de José Peirats (Freddy Gomez), version française

- La segunda muerte de José Peirats (Freddy Gomez), version espagnole

( à propos du prologue de Enric Ucelay-Da Cal aux Mémoires de José Peirats)

- Actualité d’Élisée Reclus (Arlette Grumo et Jean-Marc Chiche)

(à propos des ouvrages de Jean-Didier Vincent et Philippe Pelletier sur Élisée Reclus)

- Un expert en modestie (Monica Gruszka)

(à propos de l’ouvrage de Sarah Kaminsky, Adolfo Kaminsky, une vie de faussaire)

- Trois regards sur l’anarchisme espagnol (José Fergo)

(à propos des ouvrages
La vie sera mille fois plus belle, de Martha A. Ackelsberg,
Anarchia e potere nella guerra civile spagnola, de Claudio Venza,
et Trabajar para la eternidad, d’Alejandro Díez Torre)

Recensions


- L’Altronovecento, ouvrage coordonné par Pier Paolo Poggio (Freddy Gomez)

- D’espoir et de raison, de Voltairine de Cleyre (Michèle Crès)

- Retour à l’Ouest, de Victor Serge (Victor Keiner)

- Prises de vue, de Egon Erwin Kisch (Michèle Crès)

- Mémoires d’un anarchiste juif, de Samuel Schwarzbard (Mathias Potok)

- Démocratie et relativisme, de Cornelius Castoriadis (Victor Keiner)

- Raison et liberté, de Noam Chomsky (Jean-Marc Chiche)

- L’Anarchisme de Malatesta, de Daniel Colson (Freddy Gomez)

- Révolutionnaires du Nouveau Monde, de Michel Cordillot (Gilles Fortin)

- L’Horizon argentin, de Guillaume de Gracia (José Fergo)

- Pour une anthropologie anarchiste, de David Graeber (Alice Faro)

- Nous sans patrie, de Ursula Hirschmann (Arlette Grumo)

- Écrits politiques 1928-1949, de George Orwell (Mathias Potok)

- Notes de lecture

- Revue des revues

 
Articles les plus récents
Hommage à Rainer Biemel (1910-1987)
L’écriture comme fraternité agissante
Dans la vaste production littéraire relative à l’univers concentrationnaire soviétique, Mon ami Vassia représente sûrement un livre à part, et ce pour au moins deux raisons : d’une part, il décrit son premier cercle, cette structure répressive intermédiaire que représentaient les « colonies de travail correctif » ; d’autre part, au-delà du sort réservé aux déportés étrangers requis pour le travail obligatoire, il témoigne, avec mille détails, des conditions d’existence réelles du prolétariat soviétique au sortir de la Seconde Guerre mondiale en cette « patrie du (...)

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Pourquoi j’ai écrit « Mon ami Vassia » ?
À cette question, il y a une réponse très simple : j’ai écrit ce livre parce que j’avais promis à mes camarades russes de dire ce qu’est leur vie et leur combat. J’ai essayé de tenir ma promesse en racontant ce que j’ai vu et ce que j’avais entendu. Je me suis interdit d’ajouter le moindre commentaire à ma relation, car je craignais de fausser l’image de la réalité soviétique que je voulais transmettre aussi fidèlement que possible. […] J’ai écrit parce que j’avais promis d’écrire.
Après coup, il est vrai, je me suis (...)

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À propos de « Mon ami Vassia »
Il est de bon ton de diminuer l’importance de J’ai choisi la liberté, de Kravchenko. M. Gabriel Marcel n’y a pas manqué dans sa préface. Je n’en continue pas moins à trouver ce livre un témoignage unique et d’un poids incomparable. Peut-être Kravchenko n’en écrira-t-il plus qui le vaille. Il restera en ce cas l’auteur d’un seul livre. Mais quel livre ! C’est le régime russe vu de l’intérieur par quelqu’un qui a poussé dedans.
Le témoignage de Jean Rounault est tout différent. C’est le récit de quelqu’un qui (...)

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À propos d’un prologue
La deuxième mort de José Peirats
… ou comment Enric Ucelay-Da Cal,
éminent représentant de l’Alma Mater,
invente, en préfaçant les Mémoires de José Peirats,
une nouvelle méthode d’exécution intellectuelle :
la disqualification post mortem
JOSÉ PEIRATS (1908-1989), qui fut briquetier et journaliste ouvrier avant de devenir l’un des meilleurs spécialistes de l’anarchisme espagnol, a souvent été cité dans les colonnes d’À contretemps, et ce pour au moins deux raisons. La première, c’est que, pendant les années 1930, son existence militante le plaça, en tant que rédacteur (...)

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A propósito de un prólogo
La segunda muerte de José Peirats
… o cómo Enric Ucelay-Da Cal,
eminente representante del Alma Máter,
inventa, prologando las Memorias de José Peirats,
un nuevo método de ejecución intelectual :
la descalificación post mortem
JOSÉ PEIRATS (1908-1989), que fue ladrillero y periodista obrero antes de convertirse en uno de los mejores especialistas del anarquismo español, se le ha citado a menudo en las columnas de À contretemps, y lo hemos hecho como mínimo por dos motivos. El primero, porque, durante los años 1930, su existencia militante le colocó, como redactor que fue de Solidaridad Obrera, en el meollo (...)

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