Accueil du site2006 Ret Marut/B. Traven , Georges Glaser, Tomás Ibáñez N°23 Georges Glaser 1910-1995 (avril 2006)
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samedi 13 octobre 2012
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N°23 Georges Glaser 1910-1995 (avril 2006)

UN PORTRAIT

La récente réédition de Secret et Violence nous a donné l’envie de partir sur les traces de son auteur, Georges – ou Georg K. – Glaser.

D’un pas léger, d’abord, et à peu près sûrs que nos besaces ne s’alourdiraient pas trop en route, tant le bonhomme semble oublié de nos contemporains.

Au fil de la marche, pourtant, la donne changea et, alimenté par quelques découvertes d’un autre temps, le maigre dossier que nous pensions lui consacrer s’étoffa considérablement. Pour preuve, ces 22 pages – denses – qui, nous l’espérons, restituent un portrait fidèle de Georges Glaser, nomade communiste des années de braise, « van der lubbien » de cœur et de raison, apatride définitif, libertaire inclassable, écrivain de qualité et artisan dinandier de talent.

Gageons que ce dossier intéressera le lecteur.

Qu’il soit ici averti qu’il doit beaucoup au concours des témoins, pas-seurs, découvreurs et/ou traducteurs Phil Casoar, Gaël Cheptou, Charles Jac-quier, Nico Jassies et Thierry Porré, ce pourquoi nous les remercions fraternel-lement.

A contretemps

 
Articles publiés dans cette rubrique
Au sommaire de ce vingt-troisième numéro...
GEORGES GLASER (1910-1995), UN PORTRAIT
Une jeunesse allemande, par Freddy Gomez
Lire Glaser, par Uwe Schweikert
Glaser par Glaser (propos recueillis par Phil Casoar)
Ecrire avec honnêteté, entretien avec Peter Mosler
Glaser par Glaser, Koestler par Glaser (propos recueillis par Phil Casoar)
J’étais lié à un rêve, non à un parti, entretien avec Burkhard Baltzer
Post-scriptum sur les « renégats », par Gaël Cheptou
Les amis de Van der Lubbe
Travailleurs de la nuit, par Georges Glaser
Hommage à Jean Stas
Présentation
Souvenirs d’un anarchiste, par (...)

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Une jeunesse allemande
Georg K. GLASER,
SECRET ET VIOLENCE, Chronique des années rouge et brun (1920-1945)
Préfacé par André Prudhommeaux
Traduit de l’allemand par Anacharsis Toulon
Agone, « Marginales », Marseille, 576 p., 2004.
ON le dira d’emblée pour ne plus y revenir : cette réédition de Secret et Violence, de Georg K. Glaser, ouvrage originellement paru en 1951 et donné ici dans une nouvelle traduction, méritait mieux, beaucoup mieux, que ce silence obtus de la critique qui accompagna sa sortie (). De deux choses l’une, alors : ou celle-ci ne sert à rien, ce qui est plausible, ou elle ne sait pas (...)

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Les amis de Van der Lubbe
En octobre 1959, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel entame la publication, en une série d’articles, des bonnes feuilles du livre de Fritz Tobias, Der Reichstagsbrand - dont il n’existe, à ce jour aucune traduction française -, qui démontre, sans laisser subsister le moindre doute, que l’incendie du Reichstag, le 27 février 1933, fut bien le fait du seul Marinus van der Lubbe. Mettant à mal une « vérité » historique qui pèse son poids de calomnies, la nouvelle fait sensation en Europe et en Amérique. Les articles du Spiegel , bien documentés, provoquent, entre octobre 1959 et (...)

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Uwe Schweikert
Lire Glaser
Sous la plume d’Uwe Schweikert parut, dans la Frankfurter Rundschau du 31 mai 1980, un article intitulé : « Secret et Violence : une invitation à lire Georg K. Glaser », dont nous reproduisons ci-après de larges extraits. Les citations de Glaser ont été reprises de l’édition Agone de Secret et Violence et les pages auxquelles elles renvoient sont indiquées en note.
Dès les premières lignes, marquées par une haine inouïe, impitoyables tant sur le plan du contenu que de la langue, le lecteur est comme enfermé dans une pièce dont la porte ne se rouvrira qu’à la fin du livre : « (...)

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Georges Glaser
Travailleurs de la nuit
Nos remerciements vont à Catherine Glaser pour nous avoir autorisés à reproduire ce texte.
Signalons que cette étude de Georges Glaser, publiée dans Preuves (IIe année, n° 21, novembre 1952, pp. vi-xiv), est complétée par cette présentation de son auteur : « Georges Glaser, ouvrier allemand, dont l’ouvrage Secret et Violence parut d’abord en traduction française, a milité à l’extrême gauche dans l’Allemagne de Weimar, puis dans la Sarre, et s’est fixé en France, où il travaille comme artisan dinandier ; il a bien voulu mener pour nous une enquête sur le sort des travailleurs allemands (...)

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Peter Mosler
Ecrire avec honnêteté
Traduction de Gaël Cheptou
Sous le titre « Mit mir nicht » (Pas avec moi !) parut, dans Die Tageszeitung (Berlin), le 7 juin 1986, un article-entretien du journaliste Peter Mosler avec Georg K. Glaser, dont nous avons sélectionné, traduit et annoté de larges extraits. Intéressants à plus d’un titre, les propos de Glaser le sont d’autant qu’ils éclairent, sur bien des points, des épisodes racontés dans Secret et Violence.
EN 1935, Georg K. Glaser est parti en France - il était recherché, pourchassé, en cavale. A Berlin, les logements de ses amis étaient vides. Ils semblaient avoir été victimes d’un départ (...)

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Glaser par Glaser, Koestler par Glaser
Propos recueillis par Phil Casoar
Glaser par Glaser
« Je suis né en 1910 à Guntersblum, un petit patelin dans le Palatinat - enfin, en Rhénanie. Je me suis retrouvé très tôt sur le trimard. J’ai été chopé et on m’a mis dans une maison de redressement, de 1926 à 1929. En 1930, je me suis retrouvé en prison, pour avoir mis KO un schupo au cours d’une manifestation. C’est là que j’ai commencé à écrire. En 1931, j’ai publié mon premier texte dans la Frankfurter Zeitung. J’écrivais des petits récits sur la vie des jeunes vagabonds, des jeunes en maison de redressement. Je naviguais entre les jeunesses communistes, les (...)

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J’étais lié à un rêve, non à un parti, suivi de Post-scriptum sur les « renégats »
Traduction et Post-scriptum de Gaël Cheptou
Publié, le 19 septembre 1994, dans le Saarbrücker Zeitung sous le titre « “Ich war mit einem Traum verbündet” - Georg K. Glaser : Rebell unter Renegaten - Ein Saarbrücker Gespräch » (« J’étais lié à un rêve ». G.K. Glaser : rebelle parmi les renégats - Rencontre à Sarrebruck), cet entretien concédé par l’auteur de Secret et Violence au journaliste Burkhard Baltzer a valeur testamentaire puisqu’il précéda sa mort de seulement quelques mois. Nous le donnons ici dans une traduction complète, annotée et augmentée d’un « Post-scriptum sur les “renégats” », utile - (...)

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