Accueil du site2006 Ret Marut/B. Traven , Georges Glaser, Tomás Ibáñez N°22 Ret Marut/B. Traven (janvier 2006)
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samedi 13 octobre 2012
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N°22 Ret Marut/B. Traven (janvier 2006)
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B.Traven par Marcos Carrasquer
B.Traven par Marcos Carrasquer
 
Articles publiés dans cette rubrique
En guise de présentation
SA vie durant, B. Traven cultiva patiemment le mystère. Il recouvrit d’une nouvelle identité littéraire une ancienne existence de révolutionnaire traqué ; il enfouit le fracassant tumulte d’une jeunesse subversive sous les grands tirages de ses livres à succès ; il s’employa à brouiller les pistes de sa biographie avec une rare constance. Comblé et bien marié, il s’éteignit le 26 mars 1969, à Mexico, laissant à son épouse et collaboratrice, Rosa Elena Luján, le soin de déchirer partie du voile qu’il avait lui-même tissé : B. Traven, l’homme de nulle part, était bien Ret Marut, ce vaincu (...)

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Pierre Afuzi
Marut/Traven : l’homme de l’ombre était homme de lumière
DEPUIS Shakespeare, Sade et Lautréamont, les écrivains sans visage exercent un pouvoir de fascination presque incoercible. Dans le cas de Marut/Traven, cette absence a d’abord engendré une multiplicité de portraits imaginaires. Mais c’est l’énigme d’une identité tenue secrète pendant les longues années d’un succès croissant qui a ravagé le monde journalistico-littéraire - que par ailleurs l’auteur avait en bien piètre estime.
La chasse au Traven commence peu après la publication en 1925, dans la revue allemande progressiste Vorwärts (« En avant »), d’une nouvelle et de son roman Die (...)

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Guido Barroero
Littérature et Chiapas : les voyages de B. Traven
ENTRE 1925 et 1929, Traven a écrit trois romans plus ou moins autobiographiques : Die Baumwollpflücker (« les Cueilleurs de coton »), Das Totenschiff (le Vaisseau des morts) et Die Brücke im Dschungel (le Pont dans la jungle). Dans ces trois romans (), le narrateur est Gerald Gales, un jeune Américain qui a rompu avec sa famille et sa société d’origine.
Dans le Vaisseau des morts, Gerald Gales, qui exerce alors le métier de marin, est débarqué du navire Tuscaloosa sans le moindre papier et il ne parvient pas à retrouver une identité parce qu’il se heurte à l’obtuse méticulosité des (...)

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Théodore Zweifel
Notes sur un dernier roman
QUAND paraît Aslan Norval (), au printemps 1960, B. Traven n’a plus publié de roman depuis vingt ans. Celui-ci sera aussi son dernier. Le manuscrit a fait l’objet d’une présentation dans les BT-Mitteilungen (bulletin édité « à Mexico et Zurich » de janvier 1951 à avril 1960 - 36 livraisons - pour défendre l’œuvre de Traven et accessoirement réfuter toute relation entre Traven et l’ancien révolutionnaire de Munich Ret Marut). Dans le n° 29 de fin mars 1958, on lit :
« B. Traven, que beaucoup ont déjà si souvent dit mort, vient d’écrire, après une longue pause, un nouveau livre. Ce roman (...)

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Repères bibliographiques
B. Traven en français
■ Le Vaisseau des morts a connu trois traductions de l’original allemand : la première par Charles Burghard (1934), la deuxième par Philippe Jaccottet (1954), la troisième par Michèle Valencia (2004). Cette dernière, abusivement présentée par l’éditeur (La Découverte, collection « Culte fictions ») comme s’agissant de la « première traduction intégrale », ne vaut pourtant pas, à nos yeux, celle du poète suisse P. Jaccottet (UGE, 10/18, « Domaine étranger », 1987).
■ Rosa Blanca , traduit de l’allemand par Charles Burghard, Paris, La Découverte, « (...)

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