Accueil du site2004- Ultra-gauche - Joan Garcia Oliver - Osugi SakaeN°17 - Joan Garcia Oliver (juillet 2004)
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samedi 13 octobre 2012
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Articles publiés dans cette rubrique
En guise de présentation
IL y a peu de chance qu’un éditeur de langue française - même audacieux - s’intéresse un jour à El eco de los pasos, l’imposante autobiographie militante de Juan García Oliver (1902-1980) publiée en castillan, en 1978, par Ruedo Ibérico et aujourd’hui épuisée. Pourtant, ce livre - comme les indispensables mémoires de Rudolf Rocker sur un plan plus large - constitue un témoignage de première main pour comprendre comment l’anarcho-syndicalisme espagnol des années 1920 et 1930 du siècle passé s’est confronté à l’histoire de son temps, avec la ferme intention de la subvertir.
En cette (...)

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García Oliver : échos et contre-échos
« Le 20 juillet [1936] fut une très longue journée. Elle avait débuté le 18. Ce fut le temps de la grande victoire. Ce fut le temps où commença la grande défaite. »
Juan García Oliver, El eco de los pasos.
« L’anarchisme est une arme inefficace pour libérer l’humanité. »
Juan García Oliver, lettre à Cipriano Mera, 7 septembre 1939.
QUAND parurent, en 1978, les mémoires de Juan García Oliver, El eco de los pasos ( ), son nom avait rejoint le panthéon des vieilles lunes, et l’Espagne, nouvellement démocratique, s’ouvrait à d’autres passions que celle qui l’avait habitée au temps de sa (...)

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Eloge d’une cohérence politique
■ Publié en 1978 dans la revue Tiempo de historia, ce texte va bien au-delà de l’inévitable exercice de promotion d’un livre par son éditeur. En l’écrivant, José Martínez - auquel fut consacré le troisième numéro d’A contretemps - tenait visible-ment à donner son point de vue de libertaire sur un témoignage historique que, comme lecteur, il jugeait de la plus haute impor-tance. C’est que J. Martínez voyait indiscutablement en García Oliver l’un des personnages-clefs de l’histoire de la CNT, un des rares en tout cas, pensait-il, qui, avec ou sans outrance, activiste ou syndicaliste, (...)

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Monologue intérieur sur une révolution empêchée
Francisco CARRASQUER Ascaso y Zaragoza Dos pérdidas : la pérdida (Alcaraván Ediciones, Saragosse, 178 p., 2003).
RAREMENT sans doute essai sur la révolution espagnole n’aura été plus parfaitement maîtrisé que cet Ascaso y Zaragoza. Le point mérite d’être souligné d’emblée, non parce qu’il légitimerait par avance le propos qui le sous-tend, mais parce qu’il fait de ce livre une œuvre à part et probablement une des plus brillantes constructions intellectuelles qui soient sur l’anarchisme espagnol à l’heure de son apogée et de sa chute.
Francisco Carrasquer, son auteur, fut acteur de (...)

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Un entretien avec Juan García Oliver
■ La rencontre avec Juan García Oliver eut lieu à Paris, en juin de l’année 1977. De passage dans la capitale pour superviser les épreuves de ses mémoires, il me fut présenté par son éditeur, José Martínez. Le premier contact eut pour cadre un restaurant de la rue de Bièvre. Là, García Oliver m’apparut comme une sorte de fantôme nimbé d’histoire. C’est que l’homme, d’abord assez froid, semblait tout droit sorti d’un arrêt sur image. Comme si, au qua-rantième anniversaire d’une révolution presque oubliée, un de ses principaux protagonistes avait résisté au passage du temps et à ses (...)

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Rencontre avec un vieux bonhomme
LES amis d’A contretemps me demandent, ès qualité d’ancienne touche-à-tout des Editions Ruedo ibérico, un témoignage in vivo sur la genèse des mémoires de Juan García Oliver, El eco de los pasos. Pour qui aura lu l’ouvrage qu’Albert Forment a consacré à José Martínez et à Ruedo ibérico (1), il y aura redite, mais, puisque rares sont les lecteurs français de ce mauvais livre, et à leur seule intention, je m’y recolle.
Un jour de juillet 1972, un vieux bonhomme passa la porte du 6, rue de Latran et, sitôt entré, demanda à Alejo Lluansí, employé de la librairie, s’il connaissait l’adresse (...)

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