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samedi 13 octobre 2012
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« Il n’est d’anarchisme plus authentique que celui qui est disposé
à mettre constamment en danger ses propres fondements
en dirigeant vers lui-même
le plus irrévérencieux des regards critiques. »
– Lectures de Tomás Ibáñez (présentation)
– Contre-chant sur les variations Ibáñez, par Vivien García (recension de Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes)
– Au temps des « Jeunesses » ardentes ou l’histoire en héritage, par José Fergo (recension de Insugencia libertaria. Las Juventudes Libertarias en la lucha contra el franquismo, de Salvador Gurucharri et Tomás Ibáñez)
– Conversation avec Tomás Ibáñez (entretien réalisé par Freddy (...)
Personne – ou presque – ne songerait, aujourd’hui, à faire un procès en sorcellerie à quiconque se déclarerait partisan d’un « anarchisme sans dogmes ». Les temps ont, en effet, bien changé depuis ces années d’une après-flamme soixante-huitarde où, au sortir d’un simulacre de révolution – le dernier d’un siècle qui, à force de malfaçons, en avait tué l’idée même –, les derniers gardiens de la Claire Tour s’usèrent, sans résultats, à condamner les assauts hérétiques de quelques néo-libertaires en mal d’avenir. Depuis, (...)
Tomás IBÁÑEZ
Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes
Paris, Rue des Cascades, 2010, 384 p.
IL n’est pas d’anarchisme qui se qualifie de dogmatique. L’ensemble des courants regroupés sous cette appellation refuse, ou prétend refuser, la soumission aux idées fixes. En intitulant son ouvrage Fragments épars pour un anarchisme sans dogmes, Tomás Ibáñez donne donc le ton et affirme un goût prononcé pour la provocation. L’usage qu’il en fait n’est cependant ni gratuit ni systématique : il est méthodique. Peut-on imaginer meilleur moyen de (...)
Salvador Gurucharri et Tomás Ibáñez
Insurgencia libertaria
Las Juventudes Libertarias en la lucha contra el franquismo
Barcelona, Virus, 2010, 344 p
DANS la galaxie libertaire espagnole de l’époque héroïque – celle que constituaient la CNT, la FAI, Mujeres Libres et un très vaste réseau d’Athénées libertaires et d’écoles rationalistes –, la Fédération ibérique des jeunesses libertaires (FIJL), fondée en 1932, demeura longtemps un objet mal identifié, y compris par ses propres militants. Pour les uns, ces « Jeunesses » ne pouvaient être (...)