En guise de sommaire et de présentation

À contretemps, n° 2, avril 2001
vendredi 28 novembre 2008
par  .
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Nous avons reçu quelques encouragements pour le premier numéro d’À contretemps, quelques critiques aussi. Le reste relève le plus souvent de l’étonnement, de l’expectative, du doute et d’une certaine difficulté à concevoir que l’on puisse avoir envie de parler de livres, et uniquement de cela. Nous l’admettons.

Pourtant, il n’est pas de justification à donner, ni même d’explication. L’envie est là, simple et partagée. À quelques-uns, ce qui nous rapproche c’est, d’abord, ce goût de lire, ce bonheur de la découverte du texte qui conforte ou dérange, ce besoin de s’y confronter, d’en parler. La voix de la pensée critique est faible. Il faut l’écouter attentivement, la séparer de ses ersatz – qui peuplent, comme autant de misérables faire-valoir, les couloirs déjà encombrés du discours dominant –, et la prendre pour ce qu’elle est : un encouragement à la réflexion, à l’analyse et à la discussion, toutes choses qui demandent du temps et de l’effort. Si la polémique est au bout, elle est forcément la bienvenue.

Des livres, des revues, des publications « méritoires », disions-nous dans notre présentation d’À contretemps, en janvier… La formulation était , bien sûr, volontairement floue. Introduisons cette précision : s’il ne s’agit pas de parler, à tout prix, de ce dont personne ne parle, il s’agit bien, en revanche, de ne pas parler de ce dont tout le monde parle. On l’aura compris, d’ailleurs. Le reste relève, bien sûr, de la plus évidente subjectivité. Les raisons de détester l’époque guident nos choix. Celles de pérenniser les anciennes révoltes, aussi. Dans ce double mouvement, assumé, de cultiver la mémoire des luttes émancipatrices d’hier et de décrypter un présent où le « mensonge déconcertant » s’affirme comme indépassable réalité, les textes qui s’y inscrivent auront nos faveurs.

Certains projets mûrissent dans le silence. D’autres, plus précis, n’en sont déjà plus. Nous comptons au nombre de ceux-là l’idée de consacrer un peu d’espace à la présentation de collectifs d’édition et à leur production, celle de parler de livres introuvables parce que non réédités, celle encore de travailler à quelques numéros thématiques. Nous verrons bien.

À contretemps

Au sommaire de ce numéro, des critiques des ouvrages suivants :

- La Vie sur Terre, de Baudouin de Bodinat, par Marcel Leglou (pdf) ;
- Après l’effondrement, de Jean-Marc Mandosio, par Marcel Leglou (pdf) ;
- La CGT-SR et la révolution espagnole, de Jérémie Berthuin, par José Fergo ;
- L’Enseignement de l’ignorance, de Jean-Claude Michéa, par Freddy Gomez (pdf).


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