Quand « Le Libertaire » s’intéressait au cas Céline

À contretemps, n° 40, mai 2011
samedi 13 octobre 2012
par  F.G.
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La présence de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline dans la liste des personnages célèbres devant être honorés, cette année, par la République française, puis le retrait de son nom de cette même liste, sur décision du ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, a quelque peu agité, cet hiver, le petit monde intellectuel et les médias. Loin de provoquer chez nous la moindre envie de participer à un débat qui nous concerne aussi peu que les honneurs de la République, les hésitations de son culturel ministre et les jugements de ses maîtres à penser, cette actualité nous offre, en revanche, l’occasion de rouvrir une page d’histoire en revenant sur l’enquête que l’hebdomadaire Le Libertaire consacra, en janvier 1950, à cet auteur, alors en butte à la justice française pour avoir, à travers ses écrits, « porté atteinte au moral de la nation en temps de guerre ». La très objective synthèse qu’en a tirée Floréal Melgar [1] nous semble intéressante à plus d’un titre. Elle révèle, d’abord, de la part des initiateurs de cette enquête, une évidente bienveillance, pour ne pas dire plus, pour l’exilé du Danemark, bienveillance qui suscita, en retour, quelques réactions anarchistes fort critiques, mais visiblement minoritaires. Du côté des « enquêtés », ensuite – Jean Paulhan, Louis Pauwels, Albert Paraz, Albert Béguin, Charles Plisnier, Aimé Patri, Paul Rassinier, Paul Lévy, Marcel Aymé, André Breton, Jean Galtier-Boissière, Jean Dubuffet, René Barjavel, Gaëtan Picon, Morvan Lebesque, Alain Sergent, Jean-Gabriel Daragnès, Albert Camus, Benjamin Péret –, la proportion est la même entre ceux, nombreux, qui, sûrs du « génie » de l’auteur du Voyage…, en viennent à minimiser sa crapulerie et ceux, beaucoup moins nombreux, qui, atterrés par un tel unanimisme, manifestent un profond écœurement pour ce délateur de la plume. Dans un livre qui fit quelque bruit à la fin des années 1990, L’Art de Céline et son temps [2], Michel Bounan, son auteur, indiquait : « La bonne question n’est pas de savoir comment un libertaire en vient à s’acoquiner avec des nazis mais pourquoi ce genre de personnage croit bon de se déguiser en libertaire. » La remarque ne s’adressait pas qu’à Céline. Elle englobait aussi ceux qui, quelques années plus tôt, avaient, le plus souvent par pure provocation, opéré l’infâme glissade entre radicalité et négationnisme. À lire cette synthèse sur l’enquête de 1950, on ne peut qu’admettre que, à bien des égards, la manière de traiter le cas Céline se situait déjà dans la justification de l’injustifiable. Et ce, douze ans après que, en pleine montée des périls, Hans-Erich Kaminsky eut prévenu : « Pour rendre Céline inoffensif, il suffit de le démasquer. Ce qui est inadmissible, c’est qu’il vende sa camelote nazie pour de la littérature originale. [3].– À contretemps.

Le 15 décembre 1949 s’ouvrait à Paris le procès intenté contre l’écrivain Louis-Ferdinand Céline, alors en exil au Danemark et accusé d’avoir, par ses écrits, « porté atteinte au moral de la nation en temps de guerre ». Le comité de rédaction du Libertaire va s’intéresser à cette affaire et confier à Maurice Lemaitre le soin de mener une enquête auprès d’un certain nombre de personnalités de l’époque.

Le 13 janvier 1950, dans un article intitulé « Que pensez-vous du procès Céline ? », d’où émane une certaine bienveillance à l’égard de l’écrivain, le rédacteur du Libertaire présente ainsi son enquête : « Le procès de l’auteur du Voyage au bout de la nuit est en cours. Fidèles à notre tradition et pensant que ce procès est plus significatif qu’il apparaît à première vue, nous ne laisserons pas passer l’occasion de mettre devant leurs responsabilités tous les petits conspirateurs du silence, tous les “dans son intérêt il vaut mieux pas…”, tous ceux qui ne veulent pas se mouiller, en un mot. Nous poserons la question bien franchement : Que pensez-vous du procès intenté à Louis-Ferdinand Céline ? »

Après avoir énuméré les accusations lancées contre Louis-Ferdinand Céline (lettres parues dans la presse de la collaboration, relations littéraires avec l’Allemagne, position prise contre la Résistance, fuite sous protection allemande, antisémitisme virulent), Maurice Lemaitre conclut son article en ces termes : « Céline a sans doute à se justifier, voire même à répondre de certaines “maladresses”, mais à se justifier devant qui ? devant quoi ? La justice en France, aujourd’hui, n’est que dérision. Et le procès Céline, s’il s’ouvre, ne peut être, comme tous les autres procès de même nature, qu’un procès dérisoire. Car la culpabilité de l’auteur du Voyage n’atteint pas la hauteur de celle de bien notoires profiteurs et tortionnaires de la collaboration, libres aujourd’hui, d’écrivains “dédouanés”, de politiciens et généraux blanchis. On essaie, sans doute, par le silence fait autour de lui, de lui faire payer, expier ses livres d’avant-guerre, ses succès de littérature et de polémique d’avant-guerre. Par souci d’objectivité et d’information ainsi que pour permettre aux écrivains et personnalités que Céline met en cause de se justifier de cette accusation, nous ouvrons nos colonnes à ceux-ci, consultés pour vous. » Apparemment, certaines des personnalités contactées ne répondront pas à la question du Libertaire.

Dans le même numéro, le journal publie les toutes premières réponses reçues. On peut y lire les lettres de Jean Paulhan, écrivain et éditeur célèbre, longtemps animateur de la Nouvelle Revue française, Louis Pauwels, journaliste et écrivain, Albert Paraz, écrivain et ami de Céline, Albert Béguin, écrivain suisse, directeur de la revue Esprit de 1950 à 1957, Charles Plisnier, écrivain belge d’abord communiste, puis proche du trotskisme et enfin adepte d’un christianisme social, Aimé Patri, directeur de la revue Paru, Paul Rassinier – présenté ici comme « ex-concentrationnaire » –, Paul Lévy, directeur de l’hebdomadaire Aux écoutes, l’écrivain Marcel Aymé, ainsi que celle de la rédaction du Populaire, une publication socialiste de l’époque. Il s’y dégage une certaine unanimité pour célébrer le talent littéraire de l’accusé, son génie même, pour certains, et estimer que ce procès est inutile, ridicule ou même honteux. Seuls Charles Plisnier et Albert Béguin s’attachent à faire la différence entre l’écrivain et l’homme, « l’un des plus grands pourrisseurs de la conscience libre » pour le premier nommé, tandis que le second affirme « qu’après le Voyage Céline n’a plus écrit une ligne valable. Tout le reste est divagation d’un cerveau malade ou ignoble explosion de bassesse. Tout antisémitisme est répugnant, mais celui de Céline, gluant de bave rageuse, est digne d’un chien servile. Aussi être cet écrivain et finir par aboyer : telle est la vraie tragédie de cet homme, à quoi sa condamnation ou son acquittement ne changeront rien, ni les contre-jappements de ses ennemis, ni les lamentos de ses laudateurs, apologistes et correspondants ».

Dans le numéro suivant du Libertaire, daté du 20 janvier 1950, Maurice Lemaitre, toujours aussi bienveillant envers le paria, précise que « notre enquête a suscité des réactions très diverses. C’est tout ce que nous désirions. C’était une occasion pour beaucoup de se prononcer une bonne fois sur un sujet qui tient à cœur tout le monde. Ceux qui nous ont répondu ont montré leur courage. Certains ne l’ont pas fait. Nous leur en tiendrons toujours rigueur car ils ne pourront plus invoquer l’ignorance. Que l’on aime ou pas L.-F. Céline, là n’est pas la question. Une occasion leur était offerte de dire ce qu’ils pensent de ces procès de sorcellerie ». Dans une note située en fin d’article, son auteur signale la création d’un « Comité des israélites, amis de Céline ». Le Libertaire reproduit par ailleurs, dans un encadré, la lettre que Louis-Ferdinand Céline, informé de l’enquête menée par ce journal, vient de lui adresser. En voici le contenu : « Cher ami. Voilà qui fait du bien dans l’état crevant où je me trouve ! et la meute au cul nom de Dieu ! Quel hallali ! Dix ans qu’on me traque. Pante, voué à toutes les routes du monde ! Quelle vie ! de cachots en huttes glacées ! Ah, “Hors la loi”, cher Libertaire, c’est moche ! Surtout vioque – cinquième fois grand-père, vous imaginez ! Ils vont quand même me passer bientôt au pal, j’imagine. – Je suis promis à la foule – animal d’arène – la foule, la plus grande hypocrite du monde. Je voudrais me traîner là-bas pour voir, si je peux… mais je suis à bout… à plus tenir debout… même pour la curée faut encore une bête à peu près sur pattes ! Je voudrais pourtant les voir en face… Votre bien amical, L.-F. Céline. »

Ce même numéro du 20 janvier 1950 fournit une deuxième fournée de réponses à la question posée par Le Libertaire à ses correspondants. On y trouve les lettres d’André Breton, Jean Galtier-Boissière, directeur du Crapouillot, Albert Paraz à nouveau, le peintre Jean Dubuffet, l’écrivain René Barjavel, Gaëtan Picon, Morvan Lebesque, alors rédacteur en chef de la revue Carrefour et futur collaborateur du Canard enchaîné, ainsi qu’un courrier de l’Union alsacienne des anciens combattants et victimes de la guerre, signée par son président, un dénommé Chont-Luchont. Parmi toutes ces personnalités, seul André Breton, qui ne dit pas un mot sur le procès lui-même, ne témoigne d’aucune sympathie pour Céline, qu’il s’agisse de l’homme ou de son œuvre. « Mon admiration, écrit-il, ne va qu’à des hommes dont les dons (d’artiste, entre autres) sont en rapport avec le caractère. C’est vous dire que je n’admire pas plus M. Céline que M. Claudel, par exemple. Avec Céline, l’écœurement pour moi est venu vite ; il ne m’a pas été nécessaire de dépasser le premier tiers du Voyage au bout de la nuit, où j’achoppai contre je ne sais plus quelle flatteuse présentation d’un sous-officier d’infanterie coloniale. Il me parut y avoir là l’ébauche d’une ligne sordide. » Après avoir affirmé toute son horreur pour cette « littérature à effet qui très vite doit en passer par la calomnie et la souillure », André Breton termine sa lettre en ces termes : « À ma connaissance, Céline ne court aucun risque au Danemark. Je ne vois donc aucune raison de créer un mouvement d’opinion en sa faveur. »

Les autres réponses, là encore, s’attachent à mettre en valeur l’œuvre littéraire de Céline, « le plus grand génie lyrique que la France ait connu depuis Villon » (René Barjavel), « le plus grand romancier vivant avec Faulkner » (Morvan Lebesque), « un des plus merveilleux poètes de notre temps » (Jean Dubuffet), « l’écrivain le plus important de l’entre-deux-guerres » (Jean Galtier-Boissière). Si Gaëtan Picon s’en tient prudemment à une appréciation positive du seul Voyage au bout de la nuit, considéré comme « l’un des cris les plus farouches, les plus insoutenables que l’homme ait jamais poussé », il n’en va pas de même avec Albert Paraz, qui demande à être condamné lui aussi si Céline doit l’être, dénonce avec fougue ce « procès en sorcellerie » et s’en prend violemment à ce qu’il appelle « les tartufferies » d’Albert Béguin, qui s’était exprimé sur le sujet la semaine précédente (voir plus haut). Paraz lui reproche notamment d’évoquer l’antisémitisme de Céline alors que le procès qui lui est intenté ne fait état que d’« actes de nature à nuire au moral de la nation, c’est-à-dire, en gros, de démoralisation de l’armée ». « Ce pharisien, écrit Paraz, crée un doute pour accabler un homme crucifié dans sa chair. Si c’est ce genre de bourrique qu’on est exposé à rencontrer au détour d’un bénitier à la veille de l’année sainte, ce n’est pas demain qu’on me verra hanter les églises. » Cette « atteinte au moral de la nation en temps de guerre » fait également réagir avec vigueur le président de l’Union alsacienne des anciens combattants et victimes de la guerre : « Quelle sinistre rigolade ! Il faudrait d’abord que cette “nation” ait une morale. À moins qu’on appelle “morale” une situation qui consiste à permettre à quelques parasites, visqueux et pleins de suffisance de vivre et de s’engraisser du profit des périodiques tueries qu’ils provoquent, qu’ils bénissent et qu’ils fêtent. »

L’enquête lancée quinze jours plus tôt prend fin dans le numéro du Libertaire du 27 janvier 1950. Il est permis de penser qu’elle ne fut pas du goût de tout le monde au sein de l’organisation anarchiste. Ce n’est plus au seul Maurice Lemaitre, très favorable à Louis-Ferdinand Céline dans les deux numéros précédents, qu’est laissé le soin de présenter le troisième volet de cette enquête. L’encadré qui chapeaute les dernières réponses adressées au journal et le courrier des lecteurs est cette fois signé par la rédaction. Voici ce qu’on peut y lire : « Il ne s’est jamais agi pour nous de défendre Céline, non plus de l’attaquer. Simplement, à travers son cas, nous avons voulu nous élever contre les procès d’opinion. Certains de nos camarades travailleurs ont été étonnés de nous voir lancer cette enquête au moment où tant de révolutionnaires tombent en Espagne, derrière le Rideau de fer et ailleurs, au moment où, pour un Céline réduit à la misère, des millions d’hommes sont enfermés dans des camps de concentration, dans les prisons, pour simple délit d’opinion. Eh bien ! Céline l’antisémite, mais aussi l’inoubliable écrivain, est victime aujourd’hui de ces procédés, car le délit d’opinion est cousin germain du racisme. Mais nous n’admettons pas que les juges qui condamnent les insoumis, les objecteurs, qui gardent en prison les mineurs, condamnent un homme qui au moins a eu, lui, le courage de ses opinions. »

Pour sa dernière livraison de courriers, Le Libertaire offre cette fois les contributions d’Albert Camus, de l’écrivain surréaliste Benjamin Péret, d’Alain Sergent et de Jean-Gabriel Daragnès, peintre et illustrateur, ami de Céline. Les deux derniers nommés se rangent sans hésiter au côté de Céline, Alain Sergent estimant que, « dans une situation nouvelle, la plupart des “juges” seront prêts à condamner ceux qu’ils servent aujourd’hui, et à filer doux devant un Doriot quelconque », quand Daragnès s’inquiète du sort réservé à « l’un des plus grands écrivains actuels (…) menacé dans sa santé, dans sa vie, dans son œuvre pour avoir été en rébellion contre une époque qui ne tolère pas la liberté de penser ». Comme André Breton avant lui, Benjamin Péret, avec plus de vigueur encore, ne fait preuve d’aucune indulgence envers l’écrivain en exil. Il commence par s’étonner de « l’intérêt soudain » que porte Le Libertaire envers Céline, rappelant que ce dernier « a joué, avant et pendant la guerre, un rôle tout à fait néfaste. Toute son œuvre constitue une véritable provocation à la délation et, de ce fait, devient indéfendable à quelque point de vue qu’on se place car la poésie ne passe pas, quoi qu’en disent ses thuriféraires, par la bassesse et l’ordure ». S’insurgeant contre « une campagne de “blanchiment” des éléments fascistes et antisémites qui se développe sous nos yeux », Benjamin Péret ne cherche aucune circonstance atténuante à l’accusé, souhaitant simplement « qu’il reste au Danemark où il ne risque rien s’il n’ose pas se présenter devant un tribunal dont il n’a guère à attendre qu’une condamnation de principe ». Quant à Albert Camus, voici ce que dit sa courte lettre : « La justice politique me répugne. C’est pourquoi je suis d’avis d’arrêter ce procès et de laisser Céline tranquille. Mais vous ne m’en voudrez pas d’ajouter que l’antisémitisme, et particulièrement l’antisémitisme des années 40, me répugne au moins autant. C’est pourquoi je suis d’avis, lorsque Céline aura obtenu ce qu’il veut, qu’on nous laisse tranquilles avec son cas. »

Pour compléter ce dernier volet de l’enquête consacrée au procès Céline, Le Libertaire reproduit également sept lettres de lecteurs. Bien que la rédaction ait précisé qu’ « une très grande diversité d’opinions » caractérise les réactions des lecteurs, six des sept lettres publiées se montrent, à des degrés divers, favorables à l’écrivain et hostiles au procès qui lui est fait. Un seul lecteur, J. Tomsin, sera très critique : « Je ne suis pas un coco, un bouffeur de sang… Le Céline, je proposerais même pas de le livrer en pâture à la seule justice convenable : celle des Juifs qui en sont revenus… du Bout de la nuit… » Après un florilège de propos antisémites glanés dans l’ouvrage Bagatelles pour un massacre, ce lecteur conclut ainsi : « Non, vraiment, y a pas de quoi bramer… Le Céline est au Danemark, qu’il y reste… Et nous, fermons-la… »

Enfin, à la suite de ce courrier des lecteurs, Le Libertaire publie la longue lettre, signée de leurs initiales, qu’adressent au journal cinq militants du groupe Sacco-Vanzetti de la Fédération anarchiste. Ceux-ci font part de leur indignation devant l’importance que leur journal a pu accorder à ce qu’ils appellent « la défense de L.-F. Céline ». Sans, bien sûr, approuver le procès en cours, ces militants prétendent, contrairement à ce qu’affirme Maurice Lemaitre dans son premier article, se foutre « comme d’une guigne » du sort de Céline et n’avoir pas attendu les points de vue des Rassinier, Aymé et Paraz pour se faire une idée de ce que valent les tribunaux de justice. « En admettant même que Céline ait “la meute au cul”, écrivent-ils, cette meute ne nous paraît pas comparable à celle qui s’acharne contre les persécutés sociaux d’Espagne, de Bulgarie, de Bolivie, de Grèce, d’Europe orientale, des Indes, du Vietnam ou, sans aller si loin, d’Afrique du Nord et de France (voir mineurs, déserteurs, etc.), ce sont ceux-là, ces lampistes, ces révolutionnaires, ces inconnus sans panache, qu’il est dans la tradition du Libertaire de défendre et non ceux qui ont le mépris de la masse, ceux qui sont bien assez grands pour se tirer des mauvais draps dans lesquels ils se mettent ».

Maurice Lemaitre, qui était à l’origine de l’enquête, signera quant à lui un dernier petit écho signalant le changement d’attitude du Canard enchaîné qui, d’abord critique envers Le Libertaire et sa « drôle d’idée de s’intéresser à ce peu ragoûtant personnage », va, à la suite de très nombreuses lettres de lecteurs, réviser son jugement, sous la plume de Treno, « en posant le problème d’une façon beaucoup plus objective »…

Floréal MELGAR


[1Cette synthèse fut originellement mise en ligne sur http://florealanar.wordpress.com/

[2Michel Bounan, L’Art de Céline et son temps, Paris, Éditions Allia, 1997.

[3H. E. Kaminsky, Céline en chemise brune ou le mal du présent, 1938, Paris, Éditions Ivrea, 1996.