Cet irascible Monsieur Bourseiller...

À contretemps, n° 18, octobre 2004
vendredi 7 octobre 2005
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Précédant ou suivant notre dossier d’avril (numéro 16) consacré à la calamiteuse et malveillante Histoire générale de l’ « ultra-gauche » (Denoël), de Christophe Bourseiller, plusieurs publications ont enfoncé le clou de la critique. Chacune à sa manière et selon ses propres centres d’intérêt. Citons, entre autres et pour mémoire, les articles – parfois vigoureux, mais généralement bien informés – du très bordiguiste Prolétaire (numéro 479, décembre 2003-février 2004), de La Question sociale (numéro 1, printemps-été 2004), de Ni patrie ni frontières (numéro 8/9, mai 2004) et d’Oiseau-tempête (numéro 11, été 2004).

Parallèlement, on apprenait, par le bulletin Échanges (numéro 108, printemps 2004), qu’une lettre à lui adressée par le plumitif prétendait, sans rire, que « le lynchage [était] en route ». Comme si le relevé méthodique de l’invraisemblable somme d’approximations, d’erreurs et de malveillances que contenait son bouquin suffisait à poser un ignorant en victime.

Nous aurions pu, quant à nous, en rester là si, comme c’était son « démocratique » droit, le même Bourseiller n’avait cru bon de répondre à notre copieux dossier d’avril. Le lecteur jugera ci-après de la teneur de sa missive. Il eût sans doute été préférable de la publier sans commentaire, tant elle parle d’elle-même, mais l’ami Enrique Escobar, plus particulièrement visé par l’ « expert », a jugé bon d’en épingler quelques redondantes perfidies. C’était également son droit. Sans qualificatif, celui-là.

Le tout – enrichi d’une lettre de Jean-Louis Rançon s’arrêtant sur un point particulier de ladite Histoire générale... et contestant certaines de nos conclusions – devrait clore ce désormais trop long feuilleton.