Accueil du site2006 Ret Marut/B. Traven , Georges Glaser, Tomás Ibáñez N°22 Ret Marut/B. Traven (janvier 2006)Morceaux choisis
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vendredi 24 mai 2013
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Morceaux choisis

On trouvera ci-après deux textes de B. Traven.

Le premier - Le gros capitaliste- est la version française de Der Groβindustrielle, nouvelle extraite du recueil Der Banditendoktor, paru à la Büchergilde Gutenberg (Francfort-sur-le-Main) ; on en connaissait une version publiée sous le titre Chaîne de montage et incluse dans la petite anthologie Le Visiteur du soir (Stock), mais traduite de l’américain par Claude Elsen.

Le second - Administration indienne et démocratie directe - est tiré de Regierung, publié en France sous le titre incongru de Indios (Calmann-Lévy) dans une traduction de l’anglais réalisée par Jacqueline Castet.

Ces deux textes, traduits de l’allemand par Adèle Zwicker et déjà publiés en brochure par la Petite Bibliothèque en mal d’aurore - Paris, 1998 -, méritaient, pensons-nous, d’être repris dans ce numéro. Ils sont complétés de quelques citations, histoire de lire, ne serait-ce que brièvement, B. Traven/Ret Marut dans le texte.- A contretemps.

 
Articles publiés dans cette rubrique
B. Traven dans le texte
Le gros capitaliste
DANS un petit village indien de l’Etat d’Oaxaca apparut un beau jour un Américain soucieux d’étudier le pays et les gens. En fouinant à droite et à gauche, il se retrouva devant la hutte d’un petit paysan indien qui profitait du temps libre que lui laissait la culture de son champ de maïs pour augmenter son modeste revenu en tressant de petits paniers.
Ces petits paniers étaient faits de fibres de sisal que l’Indien colorait de teintures que lui fournissaient diverses plantes et écorces dont il les extrayait. Cet homme avait un tel talent pour tisser les brins de fibres multicolores (...)

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Administration indienne et démocratie directe
A l’occasion de la fête d’investiture, pendant que les cloches sonnent, on fait brûler des feux d’artifice. Il y a de la musique, les gens dansent dans un vacarme joyeux. Le nouveau chef élu est, devant le portail du cabildo, présenté par les délégués de sa tribu au chef sortant et à ses conseillers. Avec cette présentation est terminé l’examen des documents électoraux.
Le chef sortant fait un discours, rédigé sous forme de poésie, en langue indienne vraisemblablement très ancienne. Le nouveau chef y répond avec modestie et courtoisie. Son discours est également formulé en langue indienne (...)

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Quelques citations...
« Mais je vous le dis, des morts vivent, plus vivants que les vivants, et des vivants habitent parmi vous qui sont déjà morts, depuis leur premier jour d’école, et cela même s’ils vous disent : nous vivons car nous avons le pouvoir. »
Ret Marut, 1915.
« Ma patrie est où je suis, où personne ne me dérange, où personne ne me demande qui je suis, d’où je viens et ce que je fais. »
B. Traven, le Vaisseau des morts, 1926.
« Je veux, pour ma part, contribuer à ce que disparaissent les autorités et le respect de l’autorité, que tout homme conforte en lui-même sa conscience d’être tout aussi (...)

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