Articles publiés dans cette rubrique
Revue des revues
AGONE, NI PATRIE NI FRONTIERES, OISEAU-TEMPETE, PLEIN CHANT, QUESTION SOCIALE (LA), REFRACTIONS,
AGONE
N° 31-32, 2004, 324 pages.- La dernière livraison de la revue-livre Agone - consacrée à cet « exemple américain » tant vanté par les idéologues d’un moderne « radicalisme libéral » si cher au vieux Hayek - nous invite à une ré-flexion en profondeur sur l’état de la société états-unienne. Pour ce faire, elle a choisi de privilégier les points de vue d’analystes et de témoins américains, comme Howard Zinn, Nat Hentoff, Matthew Rothschild, William Greider, Andrew Kopkind, Thomas Frank, (...)
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Le paradoxe proudhonien
Sophie CHAMBOST
PROUDHON ET LA NORME
Pensée juridique d’un anarchiste
(Rennes, PUR, L’Univers des normes, 302 p., 2004).
FOISONNANTE et multiple, l’œuvre de Proudhon révèle, pour qui sait la lire sans œillères, une pensée paradoxale dominée par deux mouvement apparemment contradictoires : le désir de révolution et le goût de l’ordre. Hormis le fait avéré que Proudhon continue de déconcerter sa descendance - en anarchie, s’entend -, il semble que, pour comprendre les cheminements d’une pensée aussi antinomique que la sienne, il faille surtout n’avoir rien à prouver de sa concordance, sur (...)
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Une investigation confuse et lacunaire sur Makhno
Ettore CINNELLA
MAKHNO ET LA REVOLUTION UKRAINIENNE (1917-1921), suivi de QUARANTE JOURS A GOULIAÏ POLIE,
journal de Galina Andreevna Kouzmenko
(Lyon, ACL, 138 p., 2003).
Ettore Cinnella enseigne l’histoire de l’Europe de l’Est à l’université de Pise. Son Makhno et la révolution ukrainienne (1917-1921) - déjà paru pour partie dans la revue pisane Rivista Storica dell’Anarchismo et aujourd’hui disponible en langue française dans une traduction d’Isabelle Felici - décline à l’infini le même postulat doublé de la même thèse. Le postulat, d’abord : « au fond », Makhno n’aurait pas différé « (...)
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Collioure, prélude à l’infamie
Grégory TUBAN
LES SEQUESTRES DE COLLIOURE
Un camp disciplinaire au Château royal en 1939 (Perpignan, Mare Nostrum Ed., 174 p., 2003).
L’OUVRAGE de Grégory Tuban s’ouvre sur une courte « note au lecteur » qui, en manière d’avertissement et sans commentaire, pointe un glissement sémantique. L’historiographie actuelle emploie, indique-t-elle, plus communément l’appellation « camp d’internement » que celle de « camp de concentration », couramment « appliquée à l’époque par le ministère de l’Intérieur, les préfectures et l’armée de terre », pour désigner ces camps où la République française (...)
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Bernard Lazare, « orthodoxe en rien »
Philippe ORIOL
BERNARD LAZARE
(Paris, Stock, 458 p., 2003).
LE SEUL MERITE que revendiqua Bernard Lazare (1865-1903) fut celui d’avoir été le « premier » des dreyfusards, et corollairement le premier à avoir compris que l’Affaire ne relevait pas de l’erreur judiciaire, mais d’une machination ourdie contre un « juif » parce qu’il avait pour seul tort de l’être. « Je veux qu’on dise, écrivait-t-il en 1899 ( ), que le premier j’ai parlé. Que le premier qui se leva contre le juif martyr fut un juif, un juif qui a souffert dans son sang et dans sa chair les souffrances que supporta (...)
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